
Photo : Capitain b
Mars 2025 aura été un mois charnière pour Marie Martine Bédard. Un mois à la croisée de son engagement artistique et de sa lutte pour les droits des survivantes de violences sexuelles. Musicienne, militante et porte-parole infatigable, elle a marqué ce mois dédié aux femmes par une série d’événements qui illustrent la puissance de la musique comme vecteur de mémoire et de résilience.
Tout a commencé à la fin de février, avec sa nomination au poste de présidente du Comité consultatif régional des victimes. Ce rôle, à la croisée du militantisme et de l’action institutionnelle, lui permet de porter la voix des survivantes dans les instances décisionnelles. « La parole des victimes a longtemps été mise sous silence. Aujourd’hui, nous devons non seulement l’écouter, mais aussi lui donner une portée concrète », affirmait-elle à la suite de sa nomination.
Puis, le 1er mars, elle a rejoint les 100 guitares de Tim Brady pour un événement d’envergure à l’Oratoire Saint-Joseph, un lieu chargé de spiritualité et de symbolisme. Cette performance, intitulée La grande accélération, incarnait une montée en intensité, une libération sonore et collective. « Jouer dans un ensemble aussi puissant, c’est ressentir la force du collectif, une énergie brute qui rappelle que la musique peut être un cri autant qu’une consolation », expliquait-elle après l’événement.
Quelques jours plus tard, du 4 au 6 mars, elle a participé au Women in Music Summit, un rassemblement dédié à la place des femmes dans l’industrie musicale. Dans cet espace d’échange et de réflexion, elle a puisé inspiration et solidarité auprès d’autres artistes et professionnelles. « Être une femme en musique, c’est encore aujourd’hui un combat, et ce sommet nous rappelle à quel point il est essentiel de se soutenir », confiait-elle.
Entre engagement social et expression artistique, ce mois de mars aura été un reflet fidèle de son parcours : celui d’une femme qui transforme les épreuves en créations, la mémoire en mélodie, et le silence en voix.
Un engagement qui, loin de s’arrêter aux projecteurs du mois de mars, continuera de résonner bien au-delà.
L'équipe de Musiqc Sans Frontières
